L’essentiel en 30 secondes
- Note
- 3,5 / 5
- Type de compte
- Simulécapital jamais réel avant LIVE ELITE
- Plafond de retraits en simulé
- 25 000 $par trader, puis bascule LIVE ELITE
- Marchés
- Futures CMEni forex ni crypto
- Activation du compte financé
- 47 $ puis 87 $/moisou 157 à 307 $ en une fois
- Passage au capital réel depuis la France
- Bloquébroker live indisponible
Elite Trader Funding vend des évaluations sur futures depuis février 2022 et annonce plus de 13 millions de dollars versés à plus de 13 000 traders. Le chiffre qui décide de ton parcours n’est pourtant pas celui-là. C’est 25 000 $ : le plafond de retraits cumulés sur compte simulé, par trader. Au-delà, ETF ferme la partie simulée et te bascule sur LIVE ELITE, son programme en capital réel à 80/20.
Ce basculement passe par un broker américain qui ne peut pas ouvrir de compte partout, et la France fait partie des pays concernés. C’est la ligne à lire avant de sortir la carte, bien avant le prix du challenge. Pour situer la firme dans le secteur, tu peux retrouver tous nos avis prop firm et comparer les modèles entre eux.
Le reste est plutôt propre pour le marché : six formules, pas de limite de temps sur la plupart, un choix réel sur le type de drawdown, des retraits approuvés vite. Le coût, lui, se cache dans l’activation mensuelle et les resets, et aucun de ces frais n’est remboursé si tu casses le compte.
Ce que tu achètes vraiment quand tu paies chez ETF
Elite Trader Funding, LLC est une société américaine qui vend un test payant, pas un service d’investissement. Tu trades des futures CME en environnement simulé, avec des données de marché réelles. Une fois l’évaluation passée, ton compte s’appelle Elite Sim-Funded : il reste simulé. L’argent que tu retires est une obligation contractuelle de la firme envers toi, calculée sur une performance en démo.
ETF ne s’en cache pas et va même plus loin que ses concurrents sur ce point. Sa FAQ dit noir sur blanc que la firme n’est pas faite pour les traders qui veulent rester en simulé indéfiniment, et que le passage en réel peut être déclenché avant, pendant ou après une demande de retrait, selon ses propres critères de risque. Le simulé sert à identifier des traders, pas à durer.
Le catalogue couvre uniquement les futures listés au CME, indices et matières premières en tête. Pas de forex au comptant, pas de crypto. Détail à vérifier au moment de l’achat : la page d’accueil communique sur des comptes plafonnés à 150 000 $, quand le tableau des formules liste un 1-Step à 250 000 $. Les deux pages sont officielles et ne disent pas la même chose.
Six formules, trois façons de casser ton compte
Le nom des plans compte moins que le mécanisme de drawdown derrière. C’est lui qui décide si ton compte survit à une séance moyenne. Trois logiques cohabitent chez ETF, et elles ne pardonnent pas les mêmes erreurs.
| Formule | Drawdown | Perte journalière | Tailles |
|---|---|---|---|
| 1-Step | Trailing sur le profit latent | Aucune | 50 000 à 250 000 $ |
| Fast Track | Fin de séance ou statique | Aucune | 10 000 $ |
| End of Day | Trailing en fin de séance | 1 100 à 2 200 $ | 50 000 à 150 000 $ |
| Static | Fixe, ne bouge jamais | Aucune | 10 000 à 50 000 $ |
| Diamond Hands | Trailing en fin de séance | 1 500 $ | 100 000 $ |
| Direct to Funded | Fin de séance ou fixe selon la taille | Aucune | 10 000 à 100 000 $ |
Le trailing latent du 1-Step suit ton plus haut profit non réalisé : un trade qui monte à 800 $ puis revient à zéro a déjà relevé ton plancher. Le trailing de fin de séance ne bouge qu’à la clôture, sur du réalisé, donc les pics intraday ne te pénalisent pas. Le statique ne bouge jamais, et chaque dollar gagné devient un coussin définitif. Pour un débutant, c’est le seul des trois qui se comporte comme un compte cash.
Toutes les formules partagent le même filet : dès que tu as encaissé le montant de ton drawdown plus 100 $ en réalisé, le drawdown saute pour l’éligibilité au retrait. Diamond Hands est la seule à autoriser la nuit et le week-end, les autres imposent de solder une minute avant la clôture. Une incohérence à faire confirmer au support : le minimum de jours de trading est annoncé à 5 dans le tableau comparatif et à 3 sur la page Fast Track.
Le prix affiché n’est pas le coût d’un compte financé
ETF pratique le prix barré permanent : les tarifs publics tombent presque toujours sous une promotion. Raisonner sur le prix du jour ne sert à rien. Ce qui compte, c’est l’empilement des lignes que tu paieras jusqu’au premier retrait.
| Poste | Montant | Quand |
|---|---|---|
| Abonnement d’évaluation | à partir de 47 $/mois | tant que l’évaluation tourne |
| Reset après un breach | 47 $ | à chaque casse, sauf Fast Track et DTF |
| Activation du compte financé | 47 $ puis 87 $/mois | chaque mois où tu gardes le compte |
| Activation payée en une fois | 157 à 307 $ | une seule fois, selon la formule |
| Direct to Funded | pas d’activation | l’évaluation est remplacée par un achat unique |
| Profondeur de marché CME | en supplément | les données de base sont incluses |
Le piège est l’activation mensuelle. À 87 $ par mois, elle court tant que le compte existe, même une semaine sans trader. Sur un compte gardé six mois, tu dépasses le prix d’une activation à vie payée d’un coup. Le calcul bascule vite : si tu penses tenir plus de trois mois, l’option unique est presque toujours moins chère. ETF met d’ailleurs un calculateur de coût sur son site, et c’est le seul chiffrage honnête possible avant achat.
Les Active Trade Days ont remplacé la règle de consistance
C’est le vrai changement chez ETF, et beaucoup d’avis en circulation décrivent encore l’ancien système. La firme a troqué le plafond classique sur ta meilleure journée contre un compteur de jours qualifiants, appelés Active Trade Days. Personne ne te dira plus que tu as trop gagné dans la journée. En échange, tu dois répéter la performance.
Une journée compte si elle passe deux barres en même temps : au moins 200 $ de profit réalisé, et au moins 23 % de ta meilleure journée du cycle. L’exemple donné par ETF est parlant. Une séance à 5 000 $ propulse la barre à 1 150 $, et chaque jour suivant doit dépasser ce montant pour être crédité. La barre ne redescend qu’au cycle suivant. Une grosse journée te rapporte de l’argent, mais elle éloigne mécaniquement ton retrait.
Il faut 8 jours qualifiants pour le premier cycle, puis 10 pour chaque cycle suivant sur les plans standards, et le compteur repart de zéro à chaque fois. Les jours perdants ne détruisent pas ta progression, ils ne l’alimentent simplement pas. Le 1-Step, lui, conserve une règle de consistance classique : ta meilleure journée ne doit pas dépasser 30 % du profit total. Des documentations plus anciennes parlent de 40 %, donc fie-toi à ton tableau de bord, pas aux articles.
Côté montants, le retrait par cycle est plafonné et progresse avec l’ancienneté. Sur un compte 50 000 $, ETF annonce une fourchette de 100 à 1 250 $ au premier cycle, qui monte vers 2 000 $ ensuite. Le raisonnement en revenu mensuel n’a donc pas de sens ici : le rythme est fixé par le nombre de journées qualifiantes que tu produis, pas par ta meilleure semaine.
Le passage au capital réel coince pour un trader français
La page officielle des pays supportés distingue trois listes. Les pays sous sanctions OFAC, exclus de tout. Les territoires américains. Et une troisième catégorie : les pays acceptés par Rise et Stripe pour les paiements, mais où le broker live d’ETF ne peut pas ouvrir de compte. La France figure dans cette liste, aux côtés de la quasi-totalité des pays européens.
Attention
Depuis la France, tu peux acheter une évaluation, passer en Elite Sim-Funded et te faire payer sur les profits simulés. Le passage à LIVE ELITE, lui, n’est pas possible : ETF prévoit dans ce cas un remboursement partiel de tes comptes Elite Sim-Funded. La liste est revérifiée chaque semaine et affichait le 30 juillet 2026 comme dernière vérification, donc relis-la avant d’acheter.
Conséquence concrète : le plafond de 25 000 $ n’est plus une porte vers le capital réel, c’est un terminus, avec un remboursement au bout. Sur la durée, ça change complètement le calcul face à une firme qui te laisse rester en simulé sans limite.
Le reste du cadre est celui de toute prop firm. Aucune n’est régulée par l’AMF, et ETF ne l’est pas davantage : elle ne détient pas tes fonds, donc elle sort du périmètre. Pas d’agrément à vérifier au REGAFI, pas de garantie des dépôts, pas de médiateur. Ton seul recours est contractuel, face à une société américaine. Méfie-toi de tout acteur du secteur qui laisserait entendre l’inverse, et vérifie systématiquement les listes noires de l’AMF avant de payer.
Deux points pratiques pour finir. Les paiements passent par Rise, en virement ACH ou en crypto, avec une vérification d’identité par SumSub : prévois le délai administratif avant ton premier retrait. Et côté impôts, les sommes reçues d’une prop firm sont imposables en France, sous un régime qui dépend de ta situation et du caractère habituel de l’activité. Fais valider ton cas par un professionnel plutôt que par un forum.
Les alternatives à regarder avant de sortir la carte
ETF joue sur un terrain encombré. Sur les futures CME, avec des comptes simulés et les mêmes familles de drawdown, apex trader funding avis reste la référence de volume, avec une politique de promotions au moins aussi agressive. Le vrai comparatif se fait sur trois lignes : le type de drawdown, le coût mensuel du compte financé, et ce qui se passe quand tu atteins un plafond de retraits.
Si le prix d’entrée pèse dans ta décision, regarde aussi notre test tickticktrader avant de te décider. Aucune de ces firmes ne rembourse les frais d’évaluation en cas d’échec, ce qui rend la comparaison des coûts fixes plus utile que celle des promesses de profit split.
Pour qui Elite Trader Funding vaut le coup
La firme fait correctement ce qu’elle annonce : des règles écrites, un choix réel de drawdown, des retraits traités vite et un discours franc sur la nature simulée des comptes. Ce qui pèse dans l’autre sens tient au coût récurrent et au plafond qui, depuis la France, ne débouche sur rien.
On a aimé
- Le drawdown statique, rare et lisible pour débuter
- Pas de limite de temps sur la plupart des formules
- Les Active Trade Days ne plafonnent pas ta meilleure journée
- Un discours clair sur le fait que le compte reste simulé
- Cinq plateformes supportées, dont TradingView et NinjaTrader
On a moins aimé
- 87 $ par mois pour garder un compte financé
- Le plafond de 25 000 $ sans suite possible depuis la France
- La barre des 23 % qui monte après une grosse séance
- Des chiffres qui divergent entre pages officielles
- Aucun recours régulé en cas de litige
Note globale à 3,5 sur 5, avec une réserve qui n’a rien à voir avec la qualité du produit : c’est l’accès au capital réel qui plombe la note pour un lecteur français. Un trader américain lirait la même fiche autrement.
Solide pour apprendre à tenir un compte financé. Sans issue si tu vises le capital réel depuis la France.
Règles claires, drawdown au choix, retraits rapides. Le coût mensuel et le plafond de 25 000 $ ferment l’horizon.
- Clarté des règles4,0
- Coût réel2,9
- Paiements4,0
- Plateformes4,5
- Accès depuis la France2,0
Sur le même sujet, on a aussi passé au crible avis phoenix trader funding, qui joue sur le même créneau des futures avec une grille de plans plus courte. Côté français, avis phidias prop firm et alpicap avis répondent à la question du support en français et du fuseau horaire, en gardant en tête qu’une société française n’est pas pour autant une société régulée.
FAQ
Elite Trader Funding est-elle une arnaque ?
Rien ne permet de le dire. La société opère depuis février 2022, publie ses règles, annonce plus de 13 millions de dollars versés et affiche elle-même une note Trustpilot autour de 3,9 sur 5 pour environ un millier d’avis. Le vrai sujet est ailleurs : le compte reste simulé, la firme n’est régulée par personne, et ton recours en cas de litige est contractuel face à une société américaine.
Peut-on se faire payer depuis la France ?
Oui, sur les profits simulés, via Rise, en virement ACH ou en crypto, après vérification d’identité. C’est le passage à LIVE ELITE qui bloque : le broker live d’ETF ne peut pas ouvrir de compte aux résidents français, et la firme prévoit dans ce cas un remboursement partiel des comptes Elite Sim-Funded.
Combien de temps avant un premier retrait ?
Il faut 8 Active Trade Days sur le premier cycle, donc au minimum 8 séances gagnantes qui passent la double barre des 200 $ et des 23 % de ta meilleure journée. Il faut aussi avoir dépassé le filet de sécurité, égal au montant du drawdown plus 100 $ en réalisé. Huit séances est un plancher théorique, pas un délai attendu.
Que se passe-t-il si je casse le compte ?
Le compte est terminé. En évaluation, tu peux repartir avec un reset à 47 $, sauf sur Fast Track et Direct to Funded qui n’y ont pas droit. Les frais déjà payés restent acquis à la firme, et un abonnement en cours continue d’être prélevé tant que tu ne l’annules pas depuis ton tableau de bord.
Quelle formule pour un premier compte ?
Le drawdown statique est le plus lisible quand tu débutes : le plancher est fixé au premier jour et ne bouge plus, donc chaque gain devient une marge définitive. Le 1-Step, avec son trailing sur le profit latent, est le plus punitif pour un trader qui laisse courir ses positions sans sécuriser.
SOURCES
- Formules d’évaluation : types de drawdown, tailles de compte, filet de sécurité et plafond de retraits
- Active Trade Days : seuil de 200 $, barre des 23 % et nombre de jours par cycle
- Pays restreints et supportés : accès au broker live et remboursement partiel
- Listes noires et mises en garde de l’AMF